Samedi 19 décembre 2009
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Par luc
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Le centre historique et les plus belles demeures
sont regroupés autour de la place de l'indépendance.

Sur cette place, tous les dimanches matin, les collectionneurs de
"picolets" (petits oiseaux) sont en compétition pour sélectionner les meilleurs chanteurs de qualité et de durée !....

Le palais Présidentiel domine cette place et l' architecture coloniale des
maisons en bois sont magnifiquement restaurées.
Le fort Zéelandia domine la rive. Il a été construit il y a plus de 350 ans par les colons Français, amélioré par les Anglais et utilisé par les Néerlandais. L'armée Surinamienne l' a
occupé comme base militaire. Actuellement c'est un musée.
Les différentes culturelles et religions cohabitent harmonieusement les uns avec les autres. On peut voir la plus grande mosquée de l'Amérique du Sud placée paisiblement à côté d'une
synagogue.

Cette population multi-

éthnique ( Indiens, Créoles, Javanais, Noirs-Marrons, Amérindiens, Chinois, Libanais et Européens) est chaleureusement accueillante.
La fontaine symbolise les droits, la solidarité et la liberté du peuple surinamais.

Le carillon est le symbole
de l' indépendance du Suriname depuis 1975. (don des Pays-Bas)
Par luc
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Samedi 19 décembre 2009
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Par luc
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Samedi 19 décembre 2009
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Afrodite remontera la rivière Suriname jusqu'à Domburg (05°42'N 55°04' W). "Witte Raaf" le bateau de Petra et Jan Willen, rencontré à Belem, est sur un des 10 corps morts.

Ils ont une propriété et nous attendent pour nous faire découvrir la richesse de leur pays.


Un village tout en longueur, la place et les commerçants sont regroupés au bord de la rivière.
A la marina de Degrad des Cannes, nous avions fait la "promotion" du Suriname. Cinq équipages nous ont rejoint.


Rita et Robert qui possédent le café-restaurant accueillent
chaleureusement et aiment faire partager leur cuisine locale.
Le livre d'or commence à s'étoffer et les drapeaux de différentes nationalités flottent devant le comptoir.
En amont, sur la rive opposée: Laarwijk. L'accés est uniquement fluvial. Les horaires du piroguier sont celles de l'institutrice.

"Rainbow" nous aidera à comprendre le fonctionnement de son village, producteur bananiers.



Les habitants ne sont pas propriétaires de leurs parcelles. Une taxe annuelle (très faible) leur est demandée en échange de l'entretien de ces terres.
Ils attendent depuis plus de dix ans que le réseau électrique soit raccordé. Chaque élection présidentiel leur apporte cet espoir. Espérons que l'année 2010 soit la bonne !.....
Par luc
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Jeudi 17 décembre 2009
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15:33
Le Suriname est l'un des plus
petits pays d'Amérique du Sud. Bordé par l' Océan Atlantique au Nord, ses voisins sont le Brésil au Sud avec la chaîne du Tumuc-Humac, le Guyana à l' Ouest avec le fleuve Corentyne et la Guyane à
l' Est avec ses 520 kms de frontière fluviale du Maroni.
Trois régions distinctes naturelles sont traversées par de nombreux fleuves. Une plaine côtière occupée par la mangrove et les marécages, un
plateau central recouvert de vastes savanes, de dunes, de forêts et vers le Sud une région montagneuse couverte de forêts denses qui représente 86% du territoire.


Le pays a de nombreuses ressources naturelles, agricoles et maritime qu'ils exportent : mines de bauxite (1er producteur mondial), bois, kaolin, platine, or, diamant, cuivre, nickel, minerai de
fer, pétrole brut....... riz, bananes, poissons, crevettes........ Malgré toutes ces richesses 50% à 60% de la population manque de ressources nécessaire aux besoins essentiels : ce qui encourage
et développe l'économie informelle de l'orpaillage illégal.
Quelques villages discontinus le long de la route qui suit le
littoral.

L'intérieur du pays est presque vide. Dans la forêt amazonienne, le long des
fleuves, quelques tribus, amériendiennes (Trio et Wayana) et Noirs-Marrons sont rassemblées en plusieurs villages.
Ces Noirs-Marons sont les descendants d'esclaves fugitifs qui travaillaient dans les plantations de café, de cacao, d'indigo, de canne à sucre........
La sévérité de l'esclavage les avait poussé à fuir et à remonter les fleuves dans les forêts tropicales.


Ils obtiennent leur nourriture en chassant, en pêchant et en cultivant des parcelles de terrain. Le manioc reste leur principale nourriture.

Quelques villages ont une école et un
dispensaire. Certains jeunes vont travailler à Paramaribo, en Guyane ou dans les gisements orifères. Ces villages se modernisent mais tous vivent paisiblement et essaient de maintenir les
traditions et la culture de leurs ancêtres.
Par luc
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Jeudi 10 décembre 2009
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16:55
L' île du Diable était réservée aux prisonniers politiques.
Dreyfus y passa 4 années, seul, avec 14 surveillants. Un petit téléphérique la reliait à l' île Royale pour le ravitaillement et la relève des surveillants, aujourd'hui hors d' usage.
Les bagnards décédés avaient la mer et les requins pour sépulture, le personnel pénitentiaire repose sur l' île Saint Joseph, les enfants du personnel sur l' île Royal. Témoignage d'une forte
mortalité précoce.
Depuis 1971, ces îles sont la propriété du CNES qui a implanté une cinéthéodolite. (appareil ultra sophistiqué qui permet de localiser la position du lanceur en vol et de recueillir des images d'
Ariane, même de nuit).
Quelques heures avant et après un tir, les îles sont fermées et inhabitées.

Sur l' île Royale, les anciennes maisons de gardiens ont été réaménagé en bungalows, l' auberge dans les anciens bâtiments administratifs, le camping (hamac) autorisé aux emplacements indiqués et
aménagés à cet effet.
Mer presque bleue, cocotiers, soleil
ne font pas oublier le sinistre passé de ces lieux : " l' enfer au paradis ".
Nous passerons 3 nuits dans la baie des cocotiers au mouillage " très agité".
Par luc
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Mercredi 9 décembre 2009
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17:28
Peu de vent,
le capitaine en profite pour
équiper sa nouvelle annexe et débarquer avec aux îles du Salut.
Cet archipel de 3 îles forme un triangle. Les premiers navigateurs les appelleront les îles du triangle. Très vite, les dangers et les difficultés de navigation leur valent le nom des îles du
Diable.

A la fin du 17ème siècle elles sont un havre de paix pour les rescapés de la dramatique expédition de Kourou et sont renommées les Iles du Salut.
De 1852 à 1948, elles furent le site d'un des bagnes les plus inhumains.

L' Ile Royale (la plus grande) abrite les services administratifs et accueille les prisonniers de droit commun.
Les plus chanceux, les plus riches ou les plus assagis se voyaient offrir des responsabilités et pouvaient se déplacer en semi-liberté.
Entre détenus : rackets, assasinats, réglement de comptes étaient monnaie courante.

Francis Lagrange faussaire, résida 18 ans à ce bagne. Il décora la chapelle de fresques pendant 8 ans. Ses personnages représentent les bagnards.
Guillaume Seznec sous la tête du
cheval de droite.

Le sentiment d'avoir été injustement condammé poussait souvent les hommes à s'évader. Guillaume Seznec tenta de fuir 2 fois. Mais de ces îles, on ne s'évade pas.
Sur l' Ile Saint Joseph, les bagnards étaient vite conscients du traitement qui les attend : travail, incarcération, isolement, promenade minimale et obligation de silence. Les plafonds des
cellules, à ciel ouvert, étaient munis de barreaux permettant une sur
veillance continue..... 
Sur cette île du Silence la végatation reprend ses droits comme pour vouloir cacher et effacer, un demi siècle plus tard, la souffrance de ces hommes.
Par luc
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Mardi 3 novembre 2009
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14:49
Kourou n'échappe pas à l' association avec le Centre Spatial et
Ariane. La ville présente d'éclatants contrastes entre le moderne et l' ancien. Géographiquement le site du Centre Spatial Guyanais (CSG) doit être situé le plus près de l'équateur afin de
permettre d'effectuer des lancements plus économiques, un site stable pour éviter les tremblements de terre et une zone hors de passage de cyclones.
Des visites sont très bien organisées. Nous pouvons visiter la salle Jupiter et les différents éléments de lancement et poste de surveillance.
Le rythme des lancements est de 8 par an. Avant notre départ, nous avons pu assister au lancement de 2 satellites (un satellite de services de télécommunication "NSS12" et un satellite de
télévision directe de forte puissance "THOR"), sur le site de Carapa.
Par luc
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Lundi 2 novembre 2009
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Par luc
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Lundi 2 novembre 2009
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Iracoubo n'a pas eu d"établissements pénitentiaires.
Le père Raffray qui fit construire l' Eglise Saint Joseph prit en assignation un bagnard, évadé récidiviste.
Ce bagnard, peintre, Pierre Huguet vivait au presbytère.
Pendant 6 ans, de 1892 à 1898, il investit les 6000m2 de l' église. (plafond, choeur, nef, piliers)
Son oeuvre, d'inspiration naïve, a permis le classement de cette église monument historique.
Par luc
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